|
 |
Colette Doye recourt à un vocabulaire résolument abstrait même si quelques signes de figure stylisée se font jour, non sans humour, qu’il s’agisse de profil de visage ou d’éléments de paysage…
On pense à la trilogie kandinsyenne : Point-ligne-surface, sauf que chez Colette Doye, le point peut tout aussi bien devenir surface, la surface se voit divisée par des lignes brisées qui découpent verticalement la toile, et la ligne s’émanciper pour devenir forme ou figure. On voit par exemple, un poisson au bout d’une ligne jetée parmi les vagues et ponctuée d’un soleil vert.
Les figures circulaires rappellent des ballons et donc une volonté d’échapper aux pesanteurs de la matière. De même que les couleurs semblent entrer en rivalité avec la géométrie et chercher à les adoucir ou apprivoiser. Les formes souples structurent la composition comme pour afficher une promesse de bonheur et d’harmonie que j’ai tendance à associer à la lumière du sud , où vit Colette Doye.
B T N critique d’art, membre de l’A.I.C.A
|